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Le développement personnel: une démarche égoïste?


 

Le développement personnel destiné à ceux qui souhaitent améliorer leur vie, sortir de la stagnation, ceux qui veulent mieux se connaître et découvrir leurs ressources pour le quotidien, incite à s’occuper de soi, à se centrer sur ses besoins, à dire non sans se justifier. Mais cette démarche n’est-elle pas le fruit d’une société nombriliste ?

 

La quête de toute une vie.

Dans les podcasts, comme celui d’Anne Ghesquière, qui porte le nom d’une promesse : Métamorphose, on apprend à accueillir nos émotions, écouter nos besoins, découvrir l’influence de notre famille et des liens transgénérationnels, comment se libérer de ses entraves, cultiver d’acceptation et l’amour de soi. C’est la condition à une vie heureuse et épanouissante puisque « on devient ce dont on se croit digne » écrit Jamie Kern Lima dans son dernier ouvrage, Digne, dans lequel elle interroge les femmes : « Qui seriez-vous si vous viviez votre vie en embrassant votre singularité et votre authenticité ? » Vaste programme, donc, que de répondre à cette question !!!

 

L’autre nécessaire à la découverte de mon identité.

Est-ce pour autant une démarche autocentrée ? C’est le cas, cependant, comment me découvrir pleinement sans la présence de l’autre, pour m’inciter à améliorer ma communication, accueillir mes émotions, développer des relations positives ? L’autre est finalement un élément essentiel de ma quête. Le développement personnel, hors d’un système de relations, d’une vie sociale, n’a pas de sens, à moins de vivre dans une grotte.

 

L’autre agit comme un révélateur de ce qui nous reste à guérir, à explorer:

« Tant que cet enfant blessé sera aux manettes de notre vie […] l’autre sera essentiellement le miroir de ce qui nous reste à guérir. » (Arouna Lipschitz, Aimer, ça s’apprend »).

 

Une démarche altruiste

Les consignes de sécurité en avion vous recommandent de mettre en priorité le masque à oxygène, avant vos enfants. On s’occupe de soi en premier. C’est surprenant mais logique : si je meurs parce que je n’ai pas mis le masque, qui s’occupera de mes enfants ?

Est-ce qu’il vous est déjà arrivé de vous sentir merveilleusement bien en la présence d’une personne sereine et joyeuse ? De vous sentir plein d’énergie et de confiance ? Vous expérimentez là une sorte de « contamination » positive !  Si nous nous autorisons à briller, avec authenticité, à nous aimer, nous autorisons les autres à faire de même.

Jamie Kern Lima explique que le développement personnel a plusieurs composantes. Il y a certes, l’amour-propre, l’authenticité, mais aussi tout ce que l’on fait pour les autres, ce qui est de l’ordre du don. En effet, les études en psychologie positive montrent que la gentillesse, la générosité sont des facteurs de « bien-être durable » importants.

Christophe André, le résume très bien : « La souffrance nous fragilise, la consolation nous humanise. Elle nous rappelle qu’être humain, c’est appartenir à une communauté, où tous les uns ont besoin de tous les autres. »

 

Ainsi, la réponse à la question « le développement personnel est-il une démarche égoïste ? » est évidement non. C’est une démarche vers un développement relationnel, équilibré entre donner et recevoir.

Pour en savoir plus:

Podcast Métamorphose, éveille ta conscience (vivement conseillé!)°:



Arouna Lipschitz, Aimer ça s'apprend.

Jamie Kern Lima, Digne.

Christophe André, Consolations.

 

 

 
 
 

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